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Sur le long terme, les performances de l’immobilier restent fortes

Quelles sont les performances de l’immobilier sur le long terme par rapport aux autres placements ? C’est à cette question que répond l’édition 2021 de l’étude « 40 ans de performances comparées 1980-2020 » publiée par l’Institut de l’Epargne Immobilière et foncière (IEIF). Alors que la pierre reste l’un des placements préférés des Français, zoom sur les résultats engrangés par les investisseurs au cours des 40 dernières années.

Des performances de l’immobilier remarquables

Sur 5 ans (2015-2020) : l’immobilier direct est la classe d’actifs la plus performante. Comme l’an dernier, l’Industriel (couvrant la Logistique et les Locaux d’activité) présente le Taux de rentabilité interne (TRI) 5 ans le plus élevé, de plus de 17 %, quand les Bureaux, qui se positionnent en seconde place, présentent un TRI de 9,5 %.

Sur 10 ans (2010-2020) : Les performances de l’immobilier direct se traduisent par les TRI les plus élevés : le TRI 10 ans de l’Industriel en 2020 est de 9,7 %, suivi de celui des Commerces et des Bureaux, avec 8,1 % dans les 2 cas, alors qu’en 2019, sur 10 ans, les Foncières et les Actions devançaient les autres actifs. Les performances de l’immobilier indirect méritent également d’être mentionnées. Ce segment se positionne juste derrière avec des performances sur 10 ans s’établissant à 5,7 % pour les SCPI et à 4,1 % pour les OPCI.

Sur 15 ans (2005-2020) : les commerces sont la classe d’actifs la plus performante. Cette période correspond à l’âge d’or de cet actif avec en 2005, 2006 et 2007, des rendements en capital qui dépassaient 16 points sur chacune de ces 3 années, compte tenu de la très forte appétence des investisseurs. Là encore, les performances de l’immobilier méritent d’être soulignés.

Sur 20 ans (2000-2020), les performances de l’immobilier restent, tout aussi, remarquables. Sous toutes ses déclinaisons, il se place devant les autres placements. Les commerces dominent le classement (TRI 20 ans de plus de 18 %), suivis par les Bureaux (TRI 20 ans de 11,6 %), la logistique (TRI 20 ans de 10,5 %), les logements (Paris TRI 20 ans de 10,1 % et France TRI 20 ans de 10,6 %) et les SCPI (TRI 20 ans de 9,0 %).

Les foncières présentent un TRI de 11,4 % et les actions un TRI 20 ans plus en retrait, s’établissant à  3,2 % : les crises successives de la période (éclatement de la bulle internet, crise financière globale, crise de l’Euro) ont en effet impacté négativement plus fortement les actions que les Foncières qui ont tiré avantage de la résilience de leur poche immobilière.

Sur longue période (30 et 40 ans) : les actions retrouvent la tête de classement. Le logement présente des performances supérieures à celles des foncières et se positionne au même niveau que les Actions sur 30 ans et en seconde position sur 40 ans.

2020, année atypique

Dans ce tableau, 2020 représente une année atypique en raison des différents confinement, ce qui n’a pas été sans effet sur les performances de l’immobilier. Alors que l’économie était à l’arrêt dans de nombreux pays, avec un recul des PIB de – 5 % à – 10 % selon les pays, sauf en Chine, de nombreux marchés actions ont enregistré de très belles performances en 2020. L’immobilier physique montre une double dynamique avec des « gagnants » et des « perdants » : les indicateurs pour les bureaux et surtout pour les commerces soulignent une année 2020 en demi-teinte, alors que la logistique et le résidentiel suscitent beaucoup d’intérêt de la part des investisseurs. L’immobilier coté est quant à lui très en retrait.

Dépôts à vue et épargne réglementée

Selon la Banque de France, le taux d’épargne des Français s’est porté à 21,3 % de leurs revenus en 2020 contre 14,5 % en moyenne entre 1992 et 2019. Ce surplus d’épargne vient d’une consommation qui a été empêchée par les restrictions sanitaires et globalement, les revenus des ménages n’ont pas baissé pendant la crise. 70 % de ce surplus d’épargne est néanmoins détenu par seulement 30 % des Français. Le surplus d’épargne s’est orienté majoritairement vers les dépôts à vue des particuliers qui ont progressé de 63 milliards d’euros en 2020, suivis par l’épargne réglementée avec un encours global qui a progressé de 35 milliards d’euros en un an.

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