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Vers une crise boursière en 2023 ?

La mondialisation financière est en partie responsable des prévisions pessimistes quant à une possible crise boursière pour 2023.

Entre guerres et inflation, de nouveaux indicateurs sont apparus dans le paysage économique planétaire.

Alors, devons-nous nous préparer à une crise boursière mondiale dans les mois à venir ?

Les signaux alarmants d’un krach boursier

Une crise boursière se caractérise par une baisse rapide des cours et une grande instabilité sur les marchés financiers. En vingt ans, le monde a connu des krachs boursiers majeurs, la crise des subprimes en 2008 et celle du Covid en 2019.

Ces expériences passées nous ont montré les conséquences d’une crise bancaire sur les économies.

La perte de confiance des ménages et des investisseurs est généralement suivie par une baisse de la consommation entrainant un ralentissement économique notoire.

Plus grave, la dépendance des systèmes économiques entre eux entraine un phénomène de mimétisme mondial. Lorsqu’une économie s’écroule, l’onde se répand rapidement à d’autres pays avec un effet dévastateur sur l’ensemble de la planète. Une crise boursière locale devient alors un cataclysme financier mondialisé. 

Wall Street clôture en baisse

La bourse de New York connait une reprise difficile. Tous les cours sont en baisse et la spirale négative risque de se prolonger.

Ce mardi, le Dow Jones a perdu 0,55 %, à 31.145,30 points, l’indice Nasdaq a cédé 0,74 %, à 11.544,90 points, et l’indice élargi S&P 500 a abandonné 0,41 %, à 3.908,19 points.

La guerre en Ukraine se poursuit

Le conflit entre la Russie et l’Ukraine est loin d’être terminé. Alors que les forces alliées se concentrent pour regagner du terrain, de son côté, la Russie ne semble pas vouloir rendre les armes. C’est même tout le contraire puisque selon l’Institute for the Study of War, les Russes auraient même acheté des munitions à la Corée du Nord.

Une opposition qui résulte autant d’une guerre de territoire que d’une guerre économique. Cela conforte la crise énergétique illustrée par une augmentation importante des prix du gaz et de l’électricité vers laquelle l’Europe et le monde s’engouffrent petit à petit.

Cette inflation sur les énergies a, elle aussi, une conséquence sur le pouvoir d’achat et, donc, la consommation.

Les crises en Chine se multiplient

L’affrontement entre Taiwan et la Chine fragilise l’économie de cette dernière et vient s’ajouter aux restrictions du Covid-19. L’empire du Milieu ne connait plus la croissance des dernières années.

Ces instabilités successives finissent par se faire ressentir sur les secteurs bancaires et immobiliers. Une crise immobilière survient quand celle touchant le secteur bancaire a déjà démarré depuis quelques semaines avec la faillite de deux banques locales chinoises.

Mais, c’est une autre menace qui plane. En août, la Chine a connu un ralentissement de ses exportations obligeant les responsables du pays à revoir leurs projections sur la croissance économique attendue.

 

Crise financière imminente, vraie ou fausse alerte ?

La récession annoncée pour l’été n’a pas eu lieu. Nous avons même assisté à un phénomène contraire avec une baisse du taux de chômage et une croissance stable, voire positive, dans la grande majorité des pays.

Mais, qu’en est-il d’une crise financière et boursière ? Les premiers signes cités précédemment ne sont pas anodins et pourraient résonner négativement sur l’économie mondiale s’ils venaient à se poursuivre.

L’effondrement rapide des cours de la bourse à la suite de la vente massive de titres est un phénomène rare. Pour déclencher un krach boursier, plusieurs conditions doivent être réunies.

Nous pensons par exemple à l’éclatement d’une bulle spéculative comme celle d’internet en 2000 et, plus récemment, la crise économique de 2008 d’origine immobilière. Une crise financière résulte d’un événement imprévu, brutal et entrainant des conséquences importantes sur l’économie d’un pays. Une guerre ou une crise sanitaire entraine une volatilité du marché élevé et la vente des actions boursières par leur détenteur.

Savoir si nous nous dirigeons vers une crise boursière imminente reste difficile à  confirmer. Néanmoins, nous pouvons remarquer que certaines conditions liées à la genèse d’un krach existent. L’incertitude de l’économie, la frilosité des investisseurs, la baisse des liquidités bancaires, la chute de la consommation et des demandes de crédit sont des signes précurseurs.

L’inflation sans précédent que nous traversons actuellement est la conséquence des événements passés, mais aussi l’une des possibles causes d’une crise financière mondiale à venir.

De la crise à la récession

Ce sujet préoccupant a été évoqué à de nombreuses reprises depuis le début de l’année, les instances financières mondiales semblent donc s’y préparer pour de bon.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a qualifié la fin de l’année 2022 comme compliquée “mais peut-être encore plus compliquée en 2023”. Dans les faits, cela signifie un recul net de la croissance avec des taux d’intérêt pointés du doigt en raison de la tendance haussière qu’ils subissent depuis quelques mois.

 

L’inflation devrait se poursuivre au dernier trimestre 2022 et continuer sur le premier trimestre 2023. Ce sont les prévisions les plus vraisemblables pour les mois à venir.

À l’image de la France avec la fin de l’abondance prônée par le Président Emmanuel Macron, les États-Unis entrent également dans une politique monétaire plus stricte pour faire des économies et tenter d’endiguer le déclin économique.

Sur un fond de crise énergétique, d’inflation et d’instabilité des puissances asiatiques, la Banque centrale européenne (BCE) se joint au FMI avec des prévisions plus basses que prévu.

La réalité actuelle ne doit pas être étouffée sous des chiffres trompeurs et encore moins trop optimistes. Les ménages ainsi que les entreprises doivent pouvoir se préparer si une crise est à craindre.

Le monde traverse une période complexe. Les pires scénarios annoncés ne sont pas toujours ceux qui se produisent, mais parallèlement, un retour à la normale tarde à venir.

La guerre en Ukraine ne peut pas justifier à elle toute seule les problèmes économiques rencontrés. Le mal est plus profond et antérieur.

Si la France a pu échapper à une récession avant l’été, nul n’est capable de dire si elle pourra réitérer la performance pour 2023. Il ne faut cependant pas céder à la panique et conserver un juste équilibre entre consommation, épargne et investissement malgré les bruits insistants de possible crise boursière menaçante.

 

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