AccueilImmobilierRefus de crédit logement : quelles sont les solutions alternatives ?

Refus de crédit logement : quelles sont les solutions alternatives ?

Une banque qui ne suit pas ? Une compagnie d’assurance qui refuse de couvrir le prêt ? Les 35 % d’endettement sont dépassés ?

Les situations justifiant un refus de crédit logement sont nombreuses et les emprunteurs n’ont alors de choix que de s’orienter vers des alternatives pour accéder à la propriété et pouvoir financer leur futur bien.

Crédit refusé, la multiplication des cas

Passé la frustration, il est important de comprendre que les banques ont la liberté d’accepter ou de refuser un dossier d’emprunt bancaire. En tant que garantes de la somme allouée au projet immobilier, elles sont juges et parties pour décider du potentiel de chaque profil emprunteur. Si cela peut paraitre injuste, il n’en est pas moins que cette réalité touche de nombreux Français obligés, bien souvent, de rester locataires par faute de solutions adaptées.

Les raisons d’un refus de crédit varient en fonction de plusieurs éléments :

  • Une mauvaise gestion des comptes bancaires : un crédit immobilier se doit d’être remboursé. Mais au-delà des mots, les banques ont mis en place des systèmes de contrôle en amont pour garantir le respect des engagements financiers des candidats à l’accession à la propriété. Ainsi, les découverts réguliers ou plusieurs crédits en cours sont deux mauvais indicateurs pour obtenir un prêt bancaire.
  • Un taux d’endettement trop élevé : en France, la limite est fixée à 35 %. Un dossier qui présenterait un taux au-dessus n’a quasiment aucune chance de décrocher un prêt immobilier. Attention, en dessous, l’acceptation n’en sera pas pour autant automatique.
  • La non-stabilité des revenus : pour les banques, un contrat en CDI est un argument de poids. Dans un souci d’assurer le remboursement des traites mensuelles, un contrat de travail à durée indéterminé garantit au créditeur un revenu régulier sur plusieurs années.
  • Une assurance de prêt refusée : aussi étonnant que cela puisse paraitre, l’assurance emprunteur n’est aucunement obligatoire. Cependant, elle est généralement une condition sine qua non à l’obtention du crédit immobilier. Des antécédents médicaux, une santé fragile ou une activité à risque sont des raisons suffisantes pour voir sa demande rejetée. La loi Lemoine devrait apporter des modifications profondes au secteur de l’assurance de prêt ce qui devrait largement bénéficier aux souscripteurs.

La situation du covid-19 n’aura rien arrangé pour les emprunteurs. Une économie fragile entraine une frilosité accrue des banques pour accorder facilement un prêt bancaire.

Les dossiers des emprunteurs les plus modestes sont ceux qui en subissent les conséquences de plein fouet faute de pouvoir présenter des revenus élevés. Les personnes seules, les malades auront eux aussi le plus grand mal pour acheter un bien immobilier à crédit.

 

Mon crédit est refusé par la banque, que faire ?

Si le refus est motivé par l’une des raisons évoquées si dessus, l’emprunteur peut alors se laisser le temps nécessaire pour régler la situation jusqu’à son rétablissement pour ensuite tenter à nouveau sa chance auprès du même établissement bancaire.

Mettre les banques en concurrence pour décrocher son crédit immobilier

Le prêt bancaire est, dans la grande majorité des cas, indispensable pour concrétiser son projet d’acquisition. La phase de négociation auprès de son conseiller bancaire est bien souvent un passage obligé lorsque le dossier n’avance pas. Si les refus sont répétés et justifiés, alors l’emprunteur ne peut avoir d’autre choix que de trouver une autre banque pour obtenir la somme désirée. Faire jouer la concurrence peut aider à contracter un crédit plus facilement.

Les banques sont plus enclines à accepter, si la demande, seule ou accompagnée d’un courtier, est suivie d’un transfert de l’ensemble des comptes bancaires.

Le crowdfunding, pour un achat financé entre particuliers

Il a le vent en poupe et pour cause, le crowdfunding, alors largement pratiqué par les professionnels se démocratise chez les particuliers.

Ce financement participatif, ou financement par la foule, permet de s’émanciper d’un établissement bancaire classique. C’est aussi un moyen de compléter son financement si l’accord de crédit ne couvre pas la valeur totale du bien.

En échange de contrepartie ou d’intérêts financiers, particuliers, entreprises, collectivités, etc. sont alors autorisés à accompagner le projet pour le financer en partie ou en totalité.

Revoir la qualité de son projet immobilier

S’éloigner du centre, diminuer la surface habitable souhaitée ou augmenter le montant de l’apport personnel, le montant total du prêt aura une incidence sur l’accord ou non de la banque. Bien calculer sa capacité d’emprunt est un passage obligé pour voir son projet financé.

Se renseigner sur les dispositifs d’aide pour l’achat d’une maison ou d’un appartement

L’acquisition immobilière est une étape de vie importante pour les primo-accédants. Mais faute de connaissance suffisante, la demande pour des aides prêt immobilier pouvant subventionner l’achat du bien ne se fait pas.

Prêt à taux zéro, le prêt d’accession sociale, prêt d’épargne logement, crédit conventionné, prêt d’action logement. L’État propose un total de huit aides.

 

 

Crédit ou rachat de crédit refusé partout ? Le rêve de devenir propriétaire de son logement peut vite tourner au cauchemar. Faire sans l’appui de la banque est possible mais complique grandement le parcours déjà bien difficile.

Cependant, un refus de crédit de logement n’est pas une fatalité et des solutions existent pour contourner un système bancaire peu favorable à des profils emprunteurs ne correspondant pas aux critères traditionnels.

Si le projet ne peut être retravaillé pour rentrer dans le plan de financement immobilier, le crowdfunding ainsi que les aides sont des pistes à explorer.

L’accompagnement peut être le recours par défaut lorsque toutes les possibilités ont été épuisées. Ainsi, un courtier en assurance de prêt devient l’intermédiaire de choix entre la banque et l’emprunteur.

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