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Retraite : les Français épargnent mais prudemment

Des Français prudents, mais qui conservent une volonté d’épargne soutenue. Telle est l’impression principale qui se dégage de la 20ème édition du baromètre « Les Français, l’épargne et la retraite », réalisée par le Cercle des Epargnants et l’institut Ipsos.

Des Français inquiets pour leur retraite

Selon l’étude, Plus de trois quarts des Français (76%) se disent inquiets pour l’avenir du système de retraite. Son financement demeure en tête de leurs priorités pour les années à venir (59%), devant l’assurance maladie (47%), la dépendance (28%) et les complémentaires santé (27%).

Le manque d’argent est toujours la principale source d’inquiétude des futurs retraités (81%), mais les confinements semblent avoir exacerbé d’autres craintes comme le changement de rythme (43%, +8 points en 2 ans) et la solitude (42%, + 7 points en 2 ans).

D’ailleurs, un tiers des actifs (34%, +7 points en deux ans) envisage de continuer une activité professionnelle après avoir rempli les conditions permettant de percevoir une retraite à taux plein. Enfin, plus d’un non-retraité sur quatre (27%, + 10 points en deux ans) épargne aujourd’hui régulièrement pour financer sa retraite, 38% ne le faisant que quand cela est possible et 35% ne le faisant pas du tout.

Les investissements peu risqués restent privilégiés

Concernant le volet épargne proprement dit, le baromètre indique que près de 3 Français sur 10 déclarent suivre l’actualité au sujet de l’épargne et des produits financiers, un score qui poursuit sa hausse (29%, +4 points en deux ans). De même, les Français s’intéressent de plus en plus à ces sujets (45%, +4 points également en deux ans).

Cela n’a toutefois pas d’impact sur les stratégies privilégiées en matière de produits d’épargne. Les Français continuent de préférer les investissements peu risqués (50%) à ceux très risqués mais qui rapportent davantage (26%) et les investissement très liquides (48%) aux investissements plus compliqués à débloquer mais plus rémunérateurs (28%).

L’assurance-vie se maintient une nouvelle fois en tête des produits d’épargne préférés des Français (31%), mais sa côte diminue (-3 points). Elle est désormais sensiblement équivalente à celle des livrets réglementés (30%), tandis que les PEL-CEL arrivent en 3ème position (22%). L’assurance vie est également en tête des produits d’épargne préférés des Français pour la retraite (25%), cette fois avec le PER (24%). Toutefois, leurs scores sont en recul, tandis que celui du livret A est en hausse (18%, +6 points).

Au total, presque 8 Français sur 10 possèdent aujourd’hui un Livret A (79%), 42% une assurance-vie et 12% un PER. En termes de potentiel de nouveaux souscripteurs, le PER se situe en tête avec 11% de Français intéressés, talonné par l’assurance vie, à 10%. Les raisons de détenir un produit d’épargne : constituer une épargne de précaution (pour 54% des épargnants), mais aussi s’assurer contre le risque de dépendance (23%), préparer sa retraite (22%), ou encore épargner afin d’aider ses enfants ou petits-enfants (20%).

Le PER en détails

Presque un Français sur deux (49%) déclare connaître le PER mais seuls 13% disent qu’ils le connaissent bien. Ceux qui connaissent le PER le trouvent attractif fiscalement et, dans une moindre mesure, souple et intéressant dans le cadre d’une transmission. La notoriété du remplacement des plans d’épargne retraite complémentaire par des PER a progressé auprès des détenteurs de complémentaires retraite (53%, +15 points).

Par ailleurs, parmi ceux à qui on a proposé d’adhérer à un PER ou de transférer leur plan actuel vers un PER (17%), de plus en plus déclarent avoir été convaincus par les arguments exposés (65%, + 11 points). In fine, 76% des Français qui détiennent un PERP, un contrat Madelin ou un PERCO envisagent de le transférer un jour vers un PER et plus de trois sur dix sont déjà en train d’y réfléchir (31%, +13 points).

Non à l’augmentation de la fiscalité sur les successions

Enfin, la majorité des Français est opposée à l’idée d’une réforme visant à augmenter l’imposition sur la taxation des successions (58%). En revanche, deux tiers sont favorables à que cette taxation soit plus progressive pour que les successions les plus élevées soient les plus taxées (66%).

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