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Les taux d’usure vont augmenter

Avec la flambée des taux d’intérêt, les ménages ont de plus de mal à emprunter pour financer leur achat immobilier. C’est pourquoi, le fait que le taux d’usure fasse l’objet d’une revalorisation à partir du 1er juillet apparaît comme une bonne nouvelle.

Taux d’usure, une définition

Fixé par les autorités, le taux d’usure désigne le taux le plus important auquel une banque peut prêter à un particulier. Pour les prêts d’une durée de vingt ans et plus, celui-ci va passer de 2,40 à 2,55 % (et peut-être même 2,60 %). Pour ceux d’une durée inférieure, il va être plafonné à 2,58 % (voire 2,63 %).

Cette hausse intervient alors qu’une part toujours plus importante des ménages est écartée du marché du crédit. Et ce ne sont pas seulement les taux d’usure (ou plus généralement le niveau des taux d’intérêt) qui en sont la cause.

Mis en lumière par BFM TV, les derniers chiffres rendus publics par Century 21 montrent que les montants nécessaires à l’apport ont bondi également. Selon l’étude du réseau d’agences immobilière, il désormais avancer personnellement 55 519 euros en moyenne pour prétendre recevoir une réponse positive à sa demande de prêt. Hors frais de notaire, cela représente 21 % du prix total du bien.

A contrario, au deuxième trimestre 2021, il suffisait de présenter un apport personnel de 13 % du prix de vente (soit en moyenne une somme de 32 153 euros). En quelques mois, le montant de l’apport exigé par les banques a donc connu une augmentation vertigineuse de + 72 %.

A l’achat, des prix qui grimpent

Dans le même temps, encore une nouvelle mauvaise pour les Français, « les montants moyens d’acquisition atteignent des sommets : 290.654 euros pour une maison, 240.961 euros pour un appartement ». Désormais, seuls 44,7 % des ventes ont pour origine les moins de 40 ans, les primo-accédants ayant aujourd’hui bien plus de mal à faire approuver leurs dossiers. Ces derniers ne représentent plus que 28 % des acheteurs selon une étude Fnaim/Ifop dévoilée le 29 juin.

Autre fait marquant, toujours selon l’étude, les prix de l’immobilier en France au 1er juin ont progressé de 7,7 % en un an à 3.020 euros le mètre carré en moyenne. Les maisons continuent d’augmenter plus vite, avec 9,7 % de hausse à 2.411 euros le mètre carré, tandis que les appartements ont pris 5,2 % à 3.797 euros le mètre carré.

La hausse des taux d’usure est-elle de nature à inverser cette tendance ? Il semble bien que la mesure à elle seule ne pourra qu’avoir un impact limité. Les problèmes de fond vont demeurer impactant particulièrement les foyers les plus modestes.

Pour aller plus loin et permettre un accès bien plus élargi au crédit, les professionnels du secteur de l’immobilier avaient demandé au régulateur uen modification du calcul du taux d’usure, voire sa suspension temporaire. Une requête qui n’a été acceptée ni par Bercy ni par la Banque de France.

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