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Pas de récession en vue pour l’économie française

Choc sévère, inflation, inquiétude : les mots ne manquent pas pour tenter de cerner l’état de l’économie mondiale et plus particulièrement de l’économie française. Un vocable qui, incontestablement, pousse au pessimisme. Mais dans cet environnement on ne peut plus gris, la dernière enquête de conjoncture de la Banque de France laisse apparaître un coin de ciel bleu. L’Hexagone devrait échapper à la récession.

Certes un repli de l’activité avait été enregistré lors du premier trimestre. Toutefois, en mai, malgré la guerre russo-ukrainienne et les mesures de confinement mises en place en Chine qui poursuit ainsi sa politique du zéro Covid, l’activité « est repartie à la hausse et progresse même davantage de ce qui était anticipé par les chefs d’entreprise » pour la période.

Economie française : du mieux en mai

Sur la période, « dans l’ensemble de l’industrie, le taux d’utilisation des capacités de production augmente d’un point, à 79 % en mai ; il progresse légèrement dans la plupart des secteurs, et surtout dans l’automobile (+ 6 points, à 69 %). Il se situe au-dessus de sa moyenne historique dans la plupart des secteurs, à l’exception notable de l’aéronautique et autres transports (écart de – 4 points) ».

Côté services marchands, là encore, l’économie française connaît des résultats encourageants. « La progression concerne à la fois les services aux particuliers, notamment la restauration et l’hébergement – avec le retour de la clientèle étrangère – et la location de matériels et d’automobiles, et, dans une moindre mesure, les services aux entreprises.»

Si les difficultés d’approvisionnement ont perduré en mai, l’économie française en aurait moins souffert, malgré des disparités selon les secteurs. « Les difficultés augmentent dans l’industrie pharmaceutique (principes actifs) et la fabrication de produits informatiques (cartes électroniques et circuits imprimés), avec pour conséquence une dégradation du niveau des stocks de produits finis. A contrario, les chefs d’entreprise indiquent ce mois-ci une réduction des difficultés dans l’industrie du bois, papier, imprimerie, et l’habillement, textile, chaussures », indique la Banque de France.

Le PIB attendu en progression

Pour le mois de juin, les anticipations des entreprises tablent sur une amélioration modérée dans les services marchands, peu d’évolution dans l’industrie et un léger repli dans le bâtiment.

Au total, estime la Banque de France, l’économie française devrait échapper à la récession. L’institution estime que « le PIB (évalué en écart par rapport au quatrième trimestre 2021) serait en progression par rapport à avril, après déjà une légère amélioration du niveau d’activité en avril par rapport au mois de mars. Cette hausse s’explique par un rebond dans l’industrie et surtout dans les services marchands, fortement affectés début 2022 par les conséquences de la vague Omicron ».

Ainsi, si ces évolutions se confirment, la variation du PIB de l’économie française pour le deuxième trimestre 2022 pourrait s’établir autour de ¼ % par rapport au premier trimestre de l’année.

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