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Le PIB français revient à son niveau d’avant-crise

Le produit intérieur brut (PIB) de la France est de nouveau à la hausse au troisième trimestre 2021 (+3,0 % après +1,3 % au trimestre précédent) : il revient ainsi quasiment à son niveau d’avant-crise (–0,1 % par rapport au quatrième trimestre 2019 2019) selon les chiffres publiés le 29 octobre par l’Insee.

Rebond  du PIB et dépenses des ménages rebondissent

La demande intérieure finale (hors stocks) contribue positivement à l’évolution du PIB ce trimestre (+3,3 points, après +1,5 point au trimestre précédent). Dans cet ensemble, le rebond des dépenses de consommation des ménages s’est fortement accentué ce troisième trimestre (+5,0 % après +1,3 % au trimestre précédent). Cette vive progression est essentiellement portée par la consommation en services, notamment en hébergement–restauration (+58,9 % après +44,9 % au trimestre précédent).

Selon l’Insee, cette seule hausse explique la moitié de la croissance du PIB sur la période de référence. La consommation en « autres services aux ménages » est également très dynamique ce trimestre (+20,7 % après +4,5 %), portée par la réouverture des musées, parcs d’attraction, casinos, etc. De même, la consommation des ménages en services de transports se redresse vivement (+42,8 % après +10,6 %). Enfin, la consommation en biens rebondit (+1,8 % après –2,5 % au trimestre précédent).

Au total, la consommation des ménages se rapproche nettement de son niveau d’avant–crise (–0,9 % par rapport au quatrième trimestre 2019). En particulier, la consommation de services d’hébergement-restauration n’est plus que 4,4 % inférieure à son niveau d’avant–crise, contre 39,8 % au trimestre précédent.

Les services marchands à la hausse

De son côté, la production totale (biens et services) est également en augmentation au troisième trimestre à +2,6 %, (après +1,6 % au trimestre précédent). Cette accélération est largement portée par la production de services marchands (+4,7 % après +2,5 %) notamment dans les branches « hôtellerie–restauration » (+43,4 % après +30,6 %) et les « services de transports et entreposage » (+8,6 % après +4,7 %).

La production de services non marchands se redresse également (+1,5 % après 0 %). À l’inverse, la production des branches manufacturières recule ce trimestre (–0,6 % après –0,1 %), de même que la production dans la construction (–1,0 % après +3,2 %).

La production de services marchands dépasse pour la première fois ce trimestre son niveau d’avant–crise (+0,9 % en écart au quatrième trimestre 2019, contre –3,6 % au trimestre précédent). La production de services non marchands excède également son niveau du quatrième trimestre 2019 (+3,1 %).

En revanche, la production de biens demeure nettement inférieure à son niveau d’avant–crise (–4,2 % en écart au quatrième trimestre2019), notamment dans les branches manufacturières (–6,0 %). La construction se situe elle aussi sous son niveau d’avant–crise (–1,1 % en écart au quatrième trimestre 2019).

Accélération des exportations

Au troisième trimestre 2021, les exportations accélèrent (+2,3 % après +1,2 %), tandis que les importations sont quasi stables (+0,1 % après +1,7 %). Ainsi, la contribution des échanges extérieurs à la croissance du PIB est positive ce trimestre (+0,6 point, après –0,2 point au trimestre précédent).

En particulier, les échanges extérieurs de tourisme repartent nettement : +65,3 % pour les exportations et +43,2 % pour les importations. À l’inverse, les échanges extérieurs de biens se replient légèrement : –0,8 % pour les exportations et –1,2 % pour les importations.

Enfin, toujours sur la période, l’investissement se maintient au-dessus de son niveau d’avant–crise : +1,4 % par rapport au quatrième trimestre 2019, après +1,5 % au trimestre précédent.

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