Accueil Économie Prêts : les conditions d’octroi se durcissent dans toute la zone euro

Prêts : les conditions d’octroi se durcissent dans toute la zone euro

La Banque centrale européenne (BCE) le confirme. Les conditions d’octroi des prêts ont tendance à se durcir dans toute la zone euro. C’est particulièrement vrai des prêts au logement consentis aux ménages.

Concernant ce segment, les banques de la zone euro ont fait état d’un léger durcissement net des critères d’octroi (pourcentage net de 2 %), tandis que ces critères ont continué de s’assouplir pour les crédits à la consommation et les autres prêts aux ménages (pourcentage net de – 5 %). Les établissements bancaires s’attendent, pour le deuxième trimestre 2022, à un durcissement net modéré des critères d’octroi concernant l’ensemble des catégories de prêt accordé aux particuliers.

Prêts aux ménages : vers une diminution de la demande

La demande concernant ces dernières a continué de progresser en termes nets au cours du premier trimestre de cette année. L’augmentation nette de la demande de prêts au logement résulte principalement du niveau général des taux d’intérêt.

La demande de crédits à la consommation a été soutenue par les dépenses en biens de consommation durables et – dans une moindre mesure – par la confiance des consommateurs.

Pour le deuxième trimestre 2022, les banques s’attendent à une diminution nette de la demande de prêts au logement et à une demande de crédits à la consommation globalement inchangée.

Les conditions se durcissent pour les entreprises aussi

Les conditions d’octroi se sont également durcies pour les entreprises européennes. Pour les banques, la faute aux perceptions d’un risque accru et une moindre tolérance au risque, dans le contexte de forte incertitude, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et le niveau élevé des prix de l’énergie et des consommations intermédiaires comme étant les facteurs à l’origine du durcissement net des critères d’octroi pour les prêts aux entreprises.

Pour le deuxième trimestre 2022, les banques s’attendent à un durcissement net beaucoup plus prononcé des critères d’octroi reflétant probablement l’impact économique incertain de la guerre en Ukraine et l’anticipation d’une politique monétaire moins accommodante.

La demande de prêt ou des tirages sur les lignes de crédit des entreprises a poursuivi se progression au premier trimestre 2022. Elle est le résultat du fort impact positif des besoins de financement des entreprises au titre du fonds de roulement, reflétant les perturbations des chaînes d’approvisionnement ainsi que les stocks de précaution et les détentions de liquidité.

Impact des programmes d’achats d’actifs

L’investissement fixe a continué d’avoir une incidence positive sur la demande de prêts, mais dans une moindre mesure qu’au trimestre précédent. En outre, le bas niveau général des taux d’intérêt ainsi que les autres besoins de financement, y compris au titre des fusions et acquisitions et du refinancement et de la restructuration de la dette, ont contribué positivement à la demande de prêts émanant des entreprises.

Enfin, les banques européennes anticipent le fait que que l’impact des programmes d’achats d’actifs de la BCE se traduise par un durcissement net des conditions d’octroi  et par un impact essentiellement négatif sur les volumes de prêts au cours des six prochains mois. S’agissant du taux négatif de la facilité de dépôt et des TLTRO III, l’effet d’assouplissement net sur les conditions d’octroi de prêts et l’impact positif sur les volumes en la matière devraient généralement s’affaiblir.

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