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Prévisions pessimistes pour la France

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ne sont pas optimistes. La Banque de France vient de publier ses prévisions économiques et elles ont de quoi inquiéter. Les effets négatifs de la guerre en Ukraine vont directement provoquer une augmentation des prix de l’énergie et des matières premières, la réduction de la consommation et de l’investissement et affectera le commerce extérieur via une diminution de la demande adressée à la France.

Prévisions : la croissance en berne

La Banque de France a présenté deux scenarios possibles qui diffèrent selon le prix du pétrole. Si ce dernier s’établit en moyenne à 93 dollars sur l’année, le PIB français devrait progresser de 3,4 % en 2022. Mais cette augmentation ne sera que de 2,8 % si ce prix atteint 119 dollars. Dans les deux cas, il s’agit de prévisions à la baisse puisque en l’absence de guerre, la BDF aurait tablé sur une croissance de 3,6 % à 3,9 %.

Une inflation élevée

L’institution prévoir aussi qu’une inflation élevée va caractériser l’année 2022. L’indice des prix à la consommation harmonisé pourrait atteindre selon le premier scénario 3,7 % et devrait se porter à 4,4 % dans le second. En cause bien entendu, la hausse des prix de l’énergie mais également celle du marché des matières premières (blé, maïs…) qui va fatalement finir par se répercuter sur les prix à la consommation des denrées alimentaires.

Des chefs d’entreprise inquiets

En ce début de mois de mars, c’est bien l’incertitude qui domine les milieux économiques. Comme le note la Banque de France dans le point de conjoncture (début mars 2022) qu’elle vient de publier, « les chefs d’entreprise interrogés font état d’inquiétudes pour les mois à venir, concernant d’une part, le prix et la disponibilité de certaines matières premières»

Et la banque centrale de poursuivre : « D’autre part, le risque pesant sur l’acheminement – notamment ferroviaire – de ces intrants via le continent européen et enfin, l’impact sur les relations actuelles avec des fournisseurs basés en Ukraine ou en Russie et le risque de devoir à court terme diversifier leurs fournisseurs. Par ailleurs, les secteurs les plus concernés (aéronautique, machine et équipements, industrie chimique, industrie pharmaceutique) sont ceux ayant des liens commerciaux habituels avec l’Ukraine ou la Russie. »

Focus sur 2023/2024

Malgré, le flou actuel, la Banque de France a toutefois fait connaître ses prévisions à deux ans. Pour 2023 et 2024, la croissance diminuera à 2% puis à 1,4% (dans le premier scénario dit « conventionnel ») et à 1,3 % puis à 1,1 % selon le second scénario dit dégradé.

En ce qui concerne les prévisions d’inflation : celle-ci devrait diminuer à 1,9 % puis à 1,7% dans le scénario conventionnel. Par contre, dans le scénario dégradé, elle devrait se maintenir à 3,3 % en 2023 avant de reculer à 1,5 % en 2024.

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