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Quelles évolutions à attendre pour l’assurance vie ?

L’assurance vie est aujourd’hui le produit d’épargne préféré des Français Avec 18 millions de détenteurs de contrats, 38 millions de bénéficiaires et 1876 milliards d’encours à la fin 2021. Comment la faire encore évoluer ?

C’est tout l’objet du Livre Blanc que vient de publier France Assureurs (« Renforcer l’assurance vie au service de l’économie et de la croissance durable »). Le but : « renforcer son rôle économique et son utilité sociétale », explique Florence Lustman, présidente de l’organisme. Pour répondre, à cet objectif, ce dernier émet cinq propositions.

Assurance vie et transmission

Pour renforcer l’utilité sociétale et citoyenne de l’assurance vie au moment de sa transmission, France Assureurs propose proposent d’indexer l’âge pivot sur l’allongement de l’espérance de vie et de porter ainsi cet âge pivot à 75 ans, contre 70 ans aujourd’hui. Ils souhaitent également que soit indexer les abattements sur le coût de la vie en cas de transmission en portant respectivement ce montant, de 30 500 et 152 500 euros à 46 000 et 204 000 euros.

Les assureurs estiment ainsi que l’épargnant pourra ainsi « contribuer encore davantage au financement de l’économie, à celui des entreprises et à la transformation globale de l’économie vers un modèle plus durable, conformément aux attentes des Français. »

Le PER au service de l’économie

France Assureurs propose aussi de relever le plafond des versements déductibles du PER afin de « faire de l’épargne retraite un investissement de long terme, au service de l’économie productive » que le PER contribue fortement à financer. Dans cette optique, le plafond des versements déductibles devrait être porté de 10 % à 20 % des revenus professionnels, estiment les assureurs.

Encourager la transparence des frais

Pour rendre l’assurance vie encore plus attractive, il faut également, dit France Assureurs, valoriser la transparence des frais aux épargnants. Une exigence d’ailleurs reconnue par la place qui a signé un accord en ce sens concernant à la fois le PER et l’assurance vie. En conséquence, à partir du 1er juin 2022, un tableau standard regroupant les frais par catégorie sera mis en ligne sur le site Internet de chacun des producteurs de ces deux offres.

D’autre part, « France Assureurs a également soutenu la recommandation du CCSF en faveur de l’information de l’épargnant en amont de la souscription (précontractuelle) et après celle-ci, notamment via la mention du montant total des frais de gestion du contrat, d’une part, et des actifs, d’autre part, exprimé en pourcentage de l’encours, dans le relevé annuel tant du le PER que de l’assurance vie. »

Améliorer l’information des investisseurs particuliers

L’amélioration de l’information des investisseurs particuliers figure également parmi les propositions émises. C’est pourquoi les assureurs planchent actuellement sur la création un nouveau document « PRIIPs » (règlement qui doit aboutir d’aboutir à une meilleure information des consommateurs en facilitant la comparaison entre les produits d’investissement), « conforme aux attentes des assurés et qui, dans la mesure du possible, répondrait aux objections sur la complexité des dispositifs réglementaires actuels ».

Revoir Solvabilité II

Enfin, les assureurs estiment nécessaire de lever les freins excessifs et d’atténuer la volatilité du cadre réglementaire actuel Solvabilité II afin, entre autres, de leur permettre d’augmenter leur capacité à investir dans les actions à long terme.

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