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En France, le capital investissement se démocratise

Le capital investissement (private equity) rencontre un succès croissant en France. L’année 2021 a vu une forte augmentation des montants levés et investis. Fait remarquable, l’investissement dans les sociétés non cotées attire de plus en plus les personnes physiques et les familiy offices comme le révèle le dernier bilan français du capital investissement et de l’infrastructure réalisé par France Invest et Grant Thornton.

Une forte progression par rapport à 2020

L’année dernière, 41,8 milliards d’épargne ont été levé par la capital investissement français et les fonds d’infrastructures auprès d’investisseurs institutionnels et privés. C’est 78 % de plus qu’en 2020 et 36 % de plus en 2019 qui constituait une année record de levées. Les acteurs du secteur ont parallèlement investi 36 milliards d’euros dans 2 500 entreprises et projets d’infrastructure. Cela constitue une augmentation de 56 % par rapport à l’année 2020 et de 36 % par rapport à 2019.

Sur la seule partie capital investissement, les investissements se sont élevés à 27,1 milliards d’euros (soit + 53 % par rapport à 2020, et +41 % par rapport à 2019). Les secteurs de la santé et du numérique sont ceux qui en ont particulièrement profités. Au total, en 2021, le private equity a accompagné près de 2 500 entreprises, un niveau comparable à celui de 2019.

Par segments, les investissements en capital-développement connaissent une forte progression, à 7,1 milliards d’euros et 825 opérations (contre 4,2 milliards d’euros et 786 opérations en 2020), tout comme ceux en capital-innovation, à 2,7 milliards d’euros et 1 068 opérations (contre 2,2 milliards d’euros et 927 opérations en 2020).

Côté levée de capitaux, l’activité est repartie à la hausse en 2021 avec 24,5 milliards d’euros, soit une augmentation de 33 % par rapport à 2020 et de 17 % par rapport à 2019. Tous les segments sont concernés par ce mouvement de croissance, particulièrement le capital innovation (avec 4,1 milliards d’euros levés en 2021, soit une progression de 62% par rapport à 2019), et le capital développement (à 10,5 milliards d’euros soit une augmentation de 100 % par rapport à 2019).

Le capital investissement attire de plus en plus de particuliers

Dans cet ensemble, le capital investissement a fortement séduit les personnes physiques et family offices avec 4,8 milliards d’euros levés dont 515 milliards au travers des souscriptions dans les contrats d’assurance vie en unités de compte. « Le marché français a désormais une profondeur et une diversité d’acteurs qui permettent de répondre à la totalité des problématiques de financement et d’accompagnement qu’attendent les entrepreneurs, et nous nous en réjouissons, dans un contexte où les besoins des startups, PME et ETI sont croissants », constate, de son côté, Claire Charbier, présidente de France Invest.

La démocratisation du capital investissement auprès des épargnants privés est donc bel et bien actée. A cela rien d’étonnant. Cette classe d’actif, qui n’est pas sans risques, rappelons-le, offre des rendements très attractifs, supérieurs à 10 % par an en moyenne sur les 20 dernières années. En ces temps d’inflation galopante, c’est-dire si le capital investissement fait mieux que protéger l’épargne.

Pour pouvoir accéder au marché du non coté, il faut détenir un compte-titres ou un PEA auprès d’un intermédiaire financier (banque, courtier en ligne, plate-forme de financement participatif, etc.).

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