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Le capital investissement pour battre l’inflation

En cette période, difficile de trouver des vecteurs d’investissement dont le rendement va battre le taux d’inflation. Ils existent toutefois, mais peuvent être très risqués. La preuve avec le capital investissement (ou private equity en anglais), une opération qui consiste à prendre des participations au capital de sociétés non cotées en Bourse (TPE, PME, ETI, start-up).

Capital Investissement : des rendements supérieurs à 12%

Selon les chiffres dévoilés par l’association France Invest et EY, à fin 2021, les performances à long terme se sont consolidés à un niveau élevé :

• Depuis l’origine, à 12,3 % (vs 11,6 % à fin 2020),
• Sur 15 ans, à 12,2 % (12,0 % à fin 2020),
• Sur 10 ans, à 14,5 % (vs 11,1 % à fin 2020)

« Ces chiffres actualisés à fin 2021 démontrent à nouveau que le capital-investissement a, sur longue période, surperformé toutes les autres classes d’actifs et que les investissements des fonds réalisés sur le moyen et long terme ont permis une bonne résistance des performances au travers des crises, comme en témoignent les statistiques sur 15 ans », précise l’étude.

Bien entendu, en 2022, les tensions géopolitiques, particulièrement la guerre en Ukraine, contribuent à élever le niveau d’incertitude y compris en ce qui concerne le capital investissement. Toutefois, précise le document, « le premier semestre 2022 semble avoir été actif tant sur les levées que sur les investissements ».

La prime aux sociétés de logiciels

Selon EY, au cours du premier semestre de cette année, 362 opérations de levées de fonds pour un montant de 8,4 milliards d’euros ont eu lieu en France.

Sur le plan sectoriel, les sociétés de logiciels passent à nouveau en première position avec une multiplication par 6 en valeur par rapport au premier semestre 2021 (2,23 milliards d’euros contre 390 millions en 2021), au détriment du secteur internet dont les levées sont en baisse de 29% (1,7 milliard d’euros contre 2,38 milliards d’euros en 2021).

Le secteur des Fintech s’impose comme le deuxième secteur le plus attractif avec une progression de plus de 86% en valeur (2,25 milliards d’euros contre 1,08 en 2021).

Pour Franck Sebag, associé EY, « le marché boursier s’est complètement refermé au 1er semestre en Europe comme aux Etats-Unis, même si certaines SPAC européennes essaient de donner de nouvelles options aux sociétés françaises. C’est donc tout naturellement le secteur du capital investissement et des grands corporate qui devraient animer le marché dans les prochains mois ».

Réservé aux investisseurs chevronnés

Rappelons toutefois, que le capital investissement est une activité qui peut être très risqué, réservée à des investisseurs chevronnés. Ainsi, dans le cas où l’entreprise échouerait, l’investisseur peut ne pas réaliser de plus-values, voire perdre sa mise de départ.

C’est pourquoi, toute décision d’investissement doit être mûrement réfléchie et prendre en compte un certain nombre de paramètres parmi lesquels le secteur d’activité, les valeurs de l’entreprise, le cycle de vie de la société, le niveau de risque, le secteur géographique.

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