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Capital investissement: le nouvel Eldorado des particuliers?

La France, nouvelle terre promise du capital investissement (private equity) ? Après de longues années où les particuliers n’avaient pas accès à ce marché, les choses, incontestablement, sont en train de changer.

Un ticket d’entrée à 25 euros

Ce dernier, qui se définit comme un investissement dans les entreprises non cotées, a longtemps été l’apanage des seuls investisseurs professionnels. Aujourd’hui, le capital investissement se démocratise donc.

La preuve avec Boursorama. La banque en ligne vient de lancer une offre 100 % numérique, sans droits d’entrée, à partir de 25 euros. Quant aux frais de gestion, ils sont compris entre 1,62 % et 3,58 % à leur maximum.

Au total, pas moins de trois produits sont proposés par l’établissement. Il s’agit du FCPR Fleurons des territoires Part A d’Amundi, du FCPR Global Secondary Part B d’Oddo BHF et du FCPR Principal Investments Part A d’Eurazeo. Tous les trois pourront être investis via un compte-titres, un PEA-PME ou les unités de compte d’un contrat d’assurance vie.

Mouvement global

Ce lancement s’inscrit dans un mouvement global qui voit le capital investissement s’ouvrir, à l’image de Bpifrance qui, cette année, a lancé son deuxième fonds commun de placement à risque « Entreprises 2 » à destination des particuliers.

Autre exemple : Moonfare, première plateforme mondiale spécialisée dans le private equity a ouvert un bureau à Paris. Comme l’a précisé son fondateur et PDG Steffen Pauls, « Notre nouvelle implantation à Paris vise à renforcer notre proximité avec les investisseurs particuliers français et leurs conseillers, qui manifestent de plus en plus un intérêt fort et éclairé pour investir sur les marchés privés. »

La sauce va-t-elle prendre ? Côté pile, il y a bien sûr les rendements. Le capital investissement offre des rendements situés entre 10 et 15 % par an. De quoi battre l’inflation qui, comme on le sait, est aujourd’hui galopante. Mais côté face, il reste incontestable que les Français ont encore une mauvaise connaissance des mécanismes du private equity. Une récente enquête Bpifrance le montre bien.

Des freins qui persistent

Les particuliers ont ainsi une perception erronée du rendement par rapport à l’historique des performances constatées depuis 15 ans. Autre frein, le ticket d’entrée du capital investissement est jugée trop élevé. L’étude Bpifrance indique d’ailleurs que «l’abaissement du montant minimum investi permettrait d’augmenter le nombre d’investisseurs potentiels». C’est ce que tente donc aujourd’hui Boursorama avec son ticket minimum à 25 euros et maximum à 1 000 euros là, où traditionnellement, plusieurs dizaines de milliers d’euros pouvaient être nécessaires.

Rappelons que les investisseurs en capital-investissement travaillent généralement au financement de nouvelles technologies, à la réalisation de nouvelles acquisitions, à la solidification du fonds de roulement et au renforcement des bilans des entreprises.

Le capital investissement, une activité qui n’est pas sans risques

Les sociétés de private equity fonctionnent également de la même manière que les capital-risqueurs. Elles investissent à long terme dans des entreprises pour les aider à se développer, puis en récoltent les bénéfices une fois que les sociétés sont cotées en bourse ou ont fusionné avec d’autres sociétés.

C’est une activité qui présente des risques certains, notamment en matière de pertes de capital. Les investisseurs doivent en être conscients.

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