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La nouvelle génération des détenteurs d’actions

La dernière enquête (mars 2022) SoFia de l’institut Kantar (rapportée par l’AMF) le confirme : la proportion des moins de 35 ans parmi les détenteurs d’actions ne cesse de grandir depuis 2019. Mieux encore, les 15-24 ans y prennent plus que leur part. Ces derniers représentent désormais 10 % des détenteurs d’actions déclarés.

La proportion de personnes déclarant détenir des actions en direct est de 6,7 %, un taux qui a peu bougé depuis 7 ans. De son côté, hors unités de compte des contrats d’assurance-vie, la détention de placements collectifs en actions se maintient à un niveau relativement pas, à 2,1 % en mars 2022 selon l’enquête.

Détenteurs d’actions : le rajeunissement

Aujourd’hui, en France, que ce soit via un fonds d’action ou en direct, le taux de détention de placements en action est de 7,5 %. Mais ce qui est remarquable, c’est que ce taux est historiquement élevé chez les 15-24 ans. Les détenteurs d’actions en direct y représentent 4,9 %.

Le taux est en constante progression puisqu’il était de 4,7 % en 2021, 4,3 % en 2020 et 2,4 % en 2019. Il aura plus que doublé (+ 104 %) en l’espace de 3 ans.
Comme le note la Lettre de l’Observatoire de l’AMF de juin 2022, « les moins de 25 ans sont désormais plus nombreux que les 25-34 ans à déclarer détenir des actions en direct.

Ils représentent 10 % des actionnaires individuels, contre 7 % pour les 25-34 ans ».
A l’inverse, la part des détenteurs d’actions recule parmi les 55-74 ans. La baisse est particulièrement importante dans la tranche d’âge 65-74 ans pour laquelle le taux de détention d’actions en direct est en constante diminution passant de 10,8 % en 2020 à 9,5 en 2021 et 8,5 % en 2022.

Cet engouement de plus en plus prononcé manifesté par les jeunes pour le marché des actions va-t-il se poursuivre ? Il convient de noter que ce dernier s’est manifestant sur une période de trois ans globalement faste pour les Bourses, malgré la crise sanitaire. A Paris, le CAC 40 avait même débuté en fanfare 2022 en battant son record à la clôture dépassant les 7 200 points lors de la première séance de l’année.

Vers un retour en arrière ?

Depuis, avec la guerre en Ukraine et ses conséquences (montée en flèche de l’inflation, crainte de récession économique), le tableau a drastiquement changé pour les détenteurs d’actions. Avec l’incertitude économique, les marchés n’ont cessé de dévisser. Au moment où nous écrivons ces lignes (le 29/06 en début d’après-midi), le CAC 40 peine à rester au-dessus des 6 000 points à 6 004,11. La veille (28/06), il affichait à la clôture 6 086 points, n’ayant pas réussi à tenir le cap des 6 100 points pourtant dépassé en séance.

La suite reste marquée par l’incertitude et la crainte que la remontée des taux décidée par lez banques centrales pour lutter contre l’inflation amène à une récession économique avec ses effets négatifs sur les marchés boursiers. Pour ces derniers, les turbulences semblent loin d’être terminées.

De quoi inverser la tendance « pro-bourse » observée depuis plusieurs années auprès des 15-24 ans qui pourraient être tentés de se tourner vers des produits peut être moins rémunérateurs mais, dans le même temps, moins risqués ?

A suivre donc…

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