Accueil Immobilier L’immobilier après un an de crise covid – Bilan 2020

L’immobilier après un an de crise covid – Bilan 2020

La crise sanitaire a provoqué un choc inédit sur le marché de l’immobilier en 2020. Les phases d’arrêt et de reprise se sont succédé au rythme des confinements. Mais la demande est néanmoins restée vive. Les Français n’ont pas renoncé à l’immobilier qui fait plus que jamais figure de valeur refuge dans un environnement où il est particulièrement difficile de se projeter. En 2020, le marché est donc resté globalement résilient.

Les prix de l’immobilier restent en hausse

Les prix sont restés en hausse annuelle, dans la continuité des évolutions passées pour les appartements (+6,1%), avec un rythme plus soutenu pour les maisons (+7% au 4ème trimestre 2020). Cependant, une stagnation, voire une baisse des prix, initiée dans Paris, se dessine et se diffuse progressivement vers la proche périphérie, d’après les indicateurs avancés sur les avant-contrats publiés par la Chambre des Notaires de Paris.
Les prochains mois devraient donc dépendre d’un contexte économique qui pourrait se durcir pour les ménages et d’une situation sanitaire toujours très fragile, sans que les fondamentaux du marché immobilier et ses moteurs (désir d’accession et taux d’intérêt toujours attractifs) ne soient remis en cause.

Baisse des prix sur Paris

D’après les indicateurs avancés publiés par les notaires sur les avant-contrats, dans Paris, le mouvement légèrement baissier se prolongerait début 2021 pour laisser un prix au m² attendu à 10 600 € en avril 2021, en baisse de 0,4% en 3 mois. Il serait ainsi quasiment identique (+0,8%) à la valeur d’avril 2020 (10 520 € le m²).
Ce ralentissement graduel se généraliserait, avec des prévisions de baisses trimestrielles de prix de vente de 0,5% pour les appartements et de 1% pour les maisons, en 3 mois, de janvier à avril 2021 en Ile-de-France. De ce fait, la hausse annuelle des prix est appelée à se modérer progressivement, désormais parallèlement au mouvement de fond de ralentissement de l’activité.
On attend en avril 2021 une hausse des prix de l’immobilier de 4,2% en un an pour les appartements en Petite Couronne et de 2,5% en Grande Couronne. Pour la maison, elle serait ramenée à 5,2% en Petite Couronne et à 5,6% en Grande Couronne.
Le second confinement n’a pas empêché la transformation en vente des nombreux avant-contrats engrangés, en fin d’année et répertoriés par les notaires de France. L’amélioration du 4ème trimestre 2020 par rapport au 4ème trimestre 2019 (+4% pour les logements anciens) témoigne de la capacité de rebond du marché.
La situation reste cependant contrastée selon les régions. En Ile de France, le volume de vente pour l’immobilier ancien a fléchi de 12% par rapport à 2019. Selon une enquête délivrée par Meilleurs Agents, certaines villes ont bien tiré leur épingle du jeu. C’est notamment le cas de Strasbourg avec une hausse de 6% des prix (3201 euros le mètre carré)

Le marché attentiste pour 2021

Cependant, ce second confinement, a eu pour conséquence de bloquer les visites pendant quelques semaines, les avant-contrats de la fin d’année 2020 (novembre-décembre) et du début 2021 (janvier) ont été moins nombreux. On anticipe de ce fait des volumes de ventes en fléchissement en Ile-de-France, au 1er trimestre 2021.
Les tensions sur les prix sont en train de se réduire, en particulier dans Paris, où les prix sont désormais légèrement orientés à la baisse. Cela pourrait encourager les acquéreurs, mais aussi déclencher leur attentisme. A l’opposé, les hausses annuelles de prix resteraient encore notables en particulier pour la maison.
De nombreux éléments décrivent donc un marché qui résiste, compte tenu d’un contexte économique, psychologique et social particulièrement difficile, mais qui s’essouffle et se fragilise.

Certains professionnels considèrent que le marché pourrait connaître un trou d’air au printemps, avec un recul des ventes du fait des incertitudes économiques et sanitaires. Mais ils n’envisagent pas pour le moment une réelle baisse des prix de l’immobilier, la faiblesse des taux continuant à dynamiser le marché.

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