Accueil Immobilier Le marché des logements neufs 2022 à la loupe

Le marché des logements neufs 2022 à la loupe

Quelles prévisions pour les logements neufs en 2022 ? Ou plutôt quelles prévisions en termes de volume de construction ? Connaissant l’importance de cette variable sur le prix des biens, les estimations dans le domaine de la Fédération française du Bâtiment valent la peine d’être scrutées.

Des autorisations de logements neufs en baisse

Avec pour hypothèse que l’aggravation récente de la crise sanitaire (5eme vague, variant Omicron) n’engendre pas de conséquences économiques majeures dans le secteur immobilier, la FFB prévoit un décrochage de 7,8 % des autorisations de logements neufs. Il se partagera « entre individuel (-9,1 %) et, de manière moins appuyée, collectif (-6,7 %). »

A cela, trois facteurs négatifs sur l’individuel : « Les surcoûts engendrés dans le cadre de la mise en œuvre de la RE2020, estimés entre 5 % et 10 % du prix de construction et, en moyenne, à 3,5 % du prix du logement, si l’on tient compte du foncier et des prestations intellectuelles ; la transformation, au 1er janvier 2022, en règlementation des recommandations du HCSF, qui conduira à un durcissement dans l’octroi de crédit immobilier ; enfin, la mise en œuvre progressive du ZAN, anticipée dès à présent par certaines collectivités, notamment parmi les plus grandes. »

Quant au logement collectif, il se trouve fragilisé par, « le durcissement des règles du HCSF, déjà cité ; la difficulté à se voir accorder des permis dans les zones denses, qui resterait d’actualité ; le faible dynamisme de l’activité à l’amont de la filière en 2021 (des mises en ventes et ventes d’appartements en reculs respectifs de plus de 10 % et de 9,3 % sur les trois premiers trimestres 2021 par rapport à la même période de 2019) ».

Près de 400 000 nouveaux logements

Toutefois, tempère la FFB, les mises en chantier des logements neufs, compte tenu des délais habituellement observés entre ces dernières et la délivrance des permis, s’afficheront encore « en territoire positif en 2022, à +2,1 %. Environ 398 000 logements seront ainsi commencés, soit une progression de 8 000 unités sur un an. En détail, l’individuel se lira en hausse de 9,5 %, compte tenu du stock élevé de permis de 2021, alors que le collectif abandonnera 3,2 %. En niveau, ces évolutions respectives correspondront à un gain de 15 000 logements commencés dans l’individuel contre une perte de 7 000 unités dans le collectif ».

Une année 2021 qui se ressent encore des effets du premier confinement

La FFB qui revient également sur l’année 2021 en établit le bilan. Sans surprise les mises en chantier de logements neufs se sont redressées de 1,3 % alors que 2020 avait été marquée par les effets du premier confinement.

Toutefois, comparée à l’année 2019, « la hausse s’avère bien moindre, à +0,9 %, sans disparité entre individuel (+0,8 %) et collectif (+1,0 %). Le score 2021 s’établit à 390 000 ouvertures de chantier, un niveau supérieur de 30 000 unités à la moyenne de longue période. Le choc lié à la crise sanitaire se trouve donc effacé, mais les mises en chantier restent loin de leurs niveaux des années 2017 (437 000) et 2018 (399 000) ».

Au total, compte tenu la chute de l’activité au printemps 2020, la production de logements neufs s’est affichée « en forte hausse de 24,1 %, hors effet prix, en 2021. Toutefois, elle reste inférieure de 5,8 % à son niveau d’avant-crise ».

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