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Ralentissement à venir pour le marché du logement

Les soubresauts actuels de l’économie ne se reflètent pas encore sur le marché du logement. Certes depuis septembre 2021, les ventes s’affichent en légère baisse sur 12 mois glissants. Pour autant, précise la note de conjoncture en date de mai 2022 publiée par le Laboratoire économique du Logement de la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier), « le marché se maintient à un niveau élevé (…). »

Dans un contexte économique marqué par le conflit en Ukraine et les suites de la crise du Covid-19, un total de 1 187 700 ventes ont été réalisées sur 12 mois à fin février 2022, selon le document. « Le secteur du logement ancien reste donc robuste malgré la hausse des prix, la baisse de l’offre de logements à vendre, et l’élection présidentielle qui favorise parfois un peu d’attentisme chez les acheteurs », affirme la note de la FNAIM.

Marché du logement : les prix grimpent en province

La rareté de l’offre de biens à vendre continue de soutenir la hausse des prix constatés au sein du marché du logement. A +7,9 % sur un an au 1er mai 2022, cette augmentation importante concerne pratiquement toutes les zones, à l’exception de Paris. En province, les prix se sont envolés à + 9 % sur un an, propulsés par les maisons (+ 10,2 %).

Dans le même temps, précise le texte, cette hausse reste moins prononcée « dans les dix plus grandes villes de province (+4,5 % sur un an) ainsi que dans le reste de l’Île-de-France (+3,9 %). (…) En revanche, dans le reste du territoire, les prix ont connu une accélération à la faveur de la crise sanitaire : stations balnéaires (+12,9%), villes moyennes (+8,2 %), petites (+9,4 %) ou rurales (+9,4 %) ».

Le Mans, est celle des 50 plus grandes villes où les prix ont connu la progression la plus forte (2 026 euros/m2, +13,0 %). « D’autres villes sont très dynamiques comme Tours (3 294 euros/m2 +12,8 %) ou Caen (3 102 euros/m2, +12,4 %). (…) Les régions Bretagne (+14,3 %), Pays de la Loire (+10,8 %) et Nouvelle-Aquitaine (+10,7 %) sont toujours plébiscitées, la hausse des prix étant quasi-générale en dehors de Paris ».

Vers la hausse des taux de crédit

Alors que l’inflation se maintient à un très haut niveau (+ 4,8% en avril), la forte hausse des taux longs devrait entraîner « une hausse des taux de crédit dans les prochains mois ». De quoi freiner le marché prévient la FNAIM, même si les taux réels devaient rester négatifs.

D’autant que cette augmentation attendue des taux de crédit pourrait « rendre plus contraignantes les règles du HCSF, qui jusque-là n’étaient pas un véritable frein au marché. En effet, la hausse des taux peut faire passer un dossier de crédit au-dessus de 35 % d’endettement, seuil au-dessus duquel les banques ont de fortes contraintes ».

Alors que l’impact du conflit russo-ukrainien sur le marché du logement n’est pas encore totalement mesurable et dans un contexte où le moral des ménages a fléchi, « il est probable que le nombre de ventes poursuive son érosion dans les prochains mois », estime la note pour qui l’inflation reste actuellement le principal indicateur économique à surveiller pour le marché du logement.

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