Accueil Placements bancaires PER : vers des frais plus transparents ?

PER : vers des frais plus transparents ?

Allons-nous vers un accord de place pour davantage de clarté sur les frais des plans d’épargne retraite (PER). Tel est, en tout cas, le souhait du ministre de l’Economie. Ce jeudi, Bruno Lemaire a annoncé son intention de « réduire les frais partout où ils peuvent se trouver ».

PER, mode d’emploi

Créé en 2019 pour encourager la retraite par capitalisation, le PER s’adresse à tous permet de se constituer un complément de revenus à la retraite, sous forme de rente viagère et/ou de capital. Alimentée par des versements volontaires libres, l’épargne ainsi placée est investie dans différents types de fonds comme les unités de compte (PER assurance), les fonds en euros, les fonds eurocroissance, les fonds communs de placement… Sauf exception, cette épargne est bloquée jusqu’à l’âge de la retraite.

Des frais trop élevés

Fin 2020, le magazine 60 millions de consommateurs dénonçait les frais trop élevés associés aux PER. Ainsi, en moyenne, les frais de versements s’élèvent en moyenne à 3.18% selon un rapport du Comité consultatif du secteur financier paru en juillet qui déplorait, dans le même une absence de transparence sur le sujet. C’est pourquoi celui-ci avait émis trois recommandations :

  • La fourniture d’une « information complète sur tous les frais afférents au PER – frais assurances et frais des sociétés de gestion, et leur total – devrait pouvoir être accessible sur les sites internet des distributeurs, afin de permettre au consommateur de se renseigner par ses propres moyens, dans un premier temps, sur les différents types de produits d’épargne retraite disponibles sur le marché et faire pleinement jouer la concurrence tarifaire entre les offres. »
  • La mise à disposition de l’épargnant « en amont de la souscription puis dans le relevé d’information annuel du montant des frais de gestion totaux, indiqués en pourcentage de l’encours. Une colonne supplémentaire présentant un cumul des frais de gestion (contrat + support) pourrait être ajoutée au tableau des frais figurant dans l’annexe financière. »
  • Le possible élargissement de l’Observatoire des tarifs bancaires aux frais de l’assurance-vie et des Plans d’épargne retraite, « à condition que cette information tarifaire devienne facilement accessible. La mise en place d’un comparateur public pourrait alors être également envisagé ».
    Pour réguler les frais liés au PER, le gouvernement n’entend toutefois ne pas passer par la force. Selon Les Echos/Investir, il préfère que les accords du secteur se fixent un code de bonne conduite tout en favorisant la transparence de l’information.

Un succès croissant

Ces annonces interviennent alors que la Fédération française de l’assurance vient de publier ses dernières statistiques. Selon l’organisme, le marché des PER commercialisés par les sociétés d’assurance a enregistré en août 2021 quelques 40 000 détenteurs supplémentaires : 26 000 d’entre eux sont de nouveaux assurés (+54 % par rapport à août 2020) et 14 000 assurés sont issus de contrats transférés (+257 %).

Cela représente au total 847 millions d’euros de versements supplémentaires : 361 millions d’euros pour les nouveaux assurés (+167 % par rapport à août 2020) et 486 millions d’euros issus de contrats transférés (+255 %). De son côté, la collecte nette des Plans d’épargne retraite s’élève à +303 millions d’euros sur le mois d’août et +2,3 milliards d’euros depuis le début de l’année. À la fin du mois d’août, le seuil de 2 millions de Français détenant un PER commercialisé par un assureur a été franchi, correspondant à 23,4 milliards d’euros d’encours.

Laisser un commentaire

Please enter your comment!
Please enter your name here