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Pour les Bourses, c’est le recul généralisé

Pour les Bourses, c’est le recul généralisé. L’incertitude que font peser la cinquième vague de Covid et l’arrivée à grande vitesse du variant Omicron ont, ce lundi 20 décembre, raison de l’optimisme des investisseurs. Qu’on en juge : A l’heure où nous écrivons ces lignes (dans la matinée du 20/12), le CAC 40 était en recul à 1,15 % (-1,12 % vendredi à la clôture). Dans le même temps, le FTSE 100 (Londres) était en recul à 1,73 %, l’Ibex (Madrid) de 2,25 % et le Dax (Francfort) de 2,52 %.

Un recul alimenté par le désengagement des banques centrales

Ce recul intervient dans un contexte de désengagement des banques centrales, alimentant la crainte des places boursières. La FED a d’ores et déjà annoncé qu’elle allait réduire plus rapidement que prévu ses mesures de soutien à l’économie. Avec pour conséquences prévues trois hausses de taux d’intérêt attendues en 2022.

La Banque d’Angleterre n’a pas attendu la nouvelle année pour relever ses taux, une première depuis le début de la crise sanitaire. La Norvège, pour la deuxième fois en moins de trois mois, la Russie pour la septième fois, mais aussi, en Amérique du Sud, le Brésil et le Chili ont fait de même.

De son côté, la BCE va effectivement progressivement arrêter son programme d’achats urgence pandémie de 1 850 milliards d’euros. Elle ne prévoit pas, cependant, de relever les taux en 2022 pour lutter contre l’inflation.

Quelles conséquences pour les marchés ?

Les variations des taux d’intérêt n’affectent pas directement le marché boursier. Cependant, les actions de la Fed peuvent avoir des effets d’entraînement qui, dans certains cas, ont un impact sur les cours des actions.

Lorsque les banques centrales augmentent les taux d’intérêt, les banques augmentent leurs taux pour les prêts à la consommation. En théorie, cela signifie qu’il y a moins d’argent disponible pour les dépenses de consommation. En outre, l’augmentation des taux des prêts aux entreprises peut parfois amener les entreprises à suspendre leurs projets de croissance et donc leurs embauches. La réduction des dépenses de consommation et des entreprises peuvent aboutir à une baisse de la valeur des actions d’une entreprise.

Par contre, les obligations et les taux d’intérêt ont une relation inverse, ce qui signifie que les prix des obligations baissent lorsque les taux d’intérêt augmentent. Faut-il pour autant se précipiter pour les vendre quand les taux sont à la hausse ? Les analystes affirment que les obligations ont toujours un rôle positif à jouer au sein d’un portefeuille d’investissement. Ces dernières fournissent un flux régulier de revenus et agissent comme un stabilisateur de portefeuille en période de volatilité. Alors que leur valeur diminue, le rythme et la durée des augmentations de taux jouent un rôle important dans la performance des obligations.

La diversification des portefeuilles, un impératif

Reste que le taux d’intérêt n’est pas la seule variable affectant les marchés financiers. Alors qu’en raison de la crise sanitaire, l’incertitude règne, bien malin qui pourra prédire les grandes tendances de l’année à venir. Dans ce contexte, la diversification du portefeuille des investisseurs reste une condition fondamentale pour se prémunir contre les mauvaises surprises et le recul des performances des produits financiers.

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