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Cryptomonnaies : focus sur la France

Que représente le secteur des cryptomonnaies en France ? C’est à cette question qu’entend répondre l’étude Ipsos/KPMG réalisée pour l’Adan (Association pour le développement des actifs numériques).

8 % de Français ont investi dans des crypto

D’après l’enquête, 8 % des Français ont, à ce jour, investi dans des cryptos (qu’il s’agisse de monnaies virtuelles proprement dites ou de NFT). De manière intéressante, l’étude met ce chiffre en rapport avec le nombre de détenteurs d’actions. Or, « environ 6,7% d’entre eux d’après l’AMF. Ainsi, à ce jour et malgré la jeunesse de ces objets numériques, plus de Français détiennent des cryptos que d’actions en direct ».

Rentrant dans le détail du portefeuille des Français, le tiercé gagnant des cryptomonnaies est le suivant : les investisseurs actuels privilégie le bitcoin (49 %) suivit par l’éther (29 %) et le bitcoin cash (28 %).

L’étude s’est également appliquée à dresser le profil type de l’investisseur en cryptomonnaies. Il s’agit d’un homme, plutôt urbain, et jeune. Ainsi, « plus d’un Français de moins de 35 ans sur huit (12%) possède des cryptos. Ce chiffre est extrêmement élevé. Il représente près du double de la proportion de cette classe d’âge dans la population générale (de 25% de la population à 46% des détenteurs de crypto). Ce fossé générationnel laisse penser que le nombre de Français possédant des cryptos est amené à augmenter drastiquement au fil des années ».

A la recherche de rendements

Côté motivations, les Français qui investissent dans les cryptomonnaies le font d’abord pour des raisons financières. « La volonté d’investir est motivée de prime abord par la recherche de rendement pour 60 % de ceux qui envisagent d’acquérir des cryptos. Suivent deux autres facteurs principaux, à savoir la volonté de réaliser un placement de long terme pour 38% d’entre eux, puis de se protéger contre l’inflation pour 22% ».

D’autre part, « la majorité (62%) des détenteurs de cryptos sécurisent leurs actifs via un tiers conservateur, que ce soient des plateformes d’échange ou des courtiers. 32% indiquent conserver eux-mêmes leurs actifs, sans passer par un tiers. L’intersection des détenteurs déclarant avoir recours aux deux solutions représentent 5% ».

Quant aux Français n’ayant jamais investi dans les cryptomonnaies, « ils soulignent principalement (à 48%) des connaissances insuffisantes quant à leur fonctionnement. 30% des sondés considèrent par ailleurs que ces actifs sont trop risqués. Seuls 28% déclarent réellement ne pas être intéressés et enfin, 20% ne disposent pas d’une épargne mobilisable afin de passer le cap de l’investissement. A ces raisons déjà disparates de ne pas acquérir de cryptos, s’ajoute l’absence d’accès à de tels services qui seraient proposés par des acteurs traditionnels comme les banques (pour 10%) ».

Un secteur « bouillonnant »

En ce qui concerne les professionnels du secteur, l’enquête a identifié près de 600 projets dans le domaine des cryptomonnaies, dont des licornes françaises comme Sorare ou Ledger valorisées à plus d’un milliard d’euros. L’étude a d’ailleurs permis de réaliser un panorama des 29 entreprises hexagonales crypto parmi les plus importantes.

Ensemble, elles emploient « plus de 1129 salariés, dont 85% en France, et ont levé 1,2 milliard d’euros. Au moins 12 levées de fonds sont attendues de leur part en 2022 et 2023. D’ici janvier 2023, ces mêmes entreprises prévoient une croissance de leurs effectifs de 120%. Elles ont de nombreux postes ouverts et connaissent des difficultés à recruter, notamment des profils techniques, mais également sur des fonctions supports ou non-techniques. Cela permet de projeter que dès l’année prochaine, l’industrie crypto française représentera 2500 emplois ».

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