Accueil Économie Concilier écologie et économie, un défi pour demain !

Concilier écologie et économie, un défi pour demain !

Pendant trop longtemps, nous avons opposé économie et environnement. En raison de l’urgence climatique, il n’est plus permis d’opposer les deux, mais il est désormais obligatoire de travailler les domaines conjointement pour réinventer notre système.

Alors qu’il était encore difficile d’envisager une forme de croissance économique dans un modèle basé sur le développement durable et l’écologie, l’écosystème est devenu plus mature et l’émergence des nouvelles technologies dans ces domaines attire de plus en plus d’investisseurs.

Concilier écologie et économie pour aussi, réduire ses émissions de CO2 sans pour autant perdre une perspective de rendements sur les investissements réalisés. Un véritable changement de paradigme qui permet de caresser l’idée de révolution écologique dans tous les secteurs d’activité.

L’écologie peut-elle aider à la croissance économique ?

Le covid aura fait des dégâts, mais aura permis de souligner les dangers, les faiblesses et les fragilités d’un système devenu incompatible avec les enjeux climatiques que nous rencontrons.

Le monde vit une période particulière. Il doit faire face à de nombreux défis comme celui de la gestion de la crise du covid-19 avec des répercussions importantes en Chine et donc indirectement sur les autres économies de la planète.

C’est aussi une crise sociale, avec un modèle du travail à réinventer dont les symptômes de la maladie sont apparus avec les vagues de démissions successives aux États-Unis et aujourd’hui en Europe.

L’écologie pourrait être alors une porte de sortie, un regain d’espoir pour une génération qui voit son avenir déchiré entre le besoin de croissance et la nécessité écologique.

C’est potentiellement une manière attrayante et différente de faire les choses. Le monde a besoin d’entreprises portées vers des intérêts écologiques pour créer un environnement social et sociétal plus sain et inspirant.

 

La relation entre l’économie et l’environnement

Un développement économique sans considération environnementale serait une catastrophe globale annoncée. Des dommages sur l’environnement et un impact sur les générations futures.

Ne pas oublier, dans ces calculs de rentabilité, que les ressources naturelles viennent se greffer à la croissance des sociétés. L’eau, les matières premières, etc. sont aujourd’hui au cœur de nos économies permettant la production de nombreux produits et services. Une écologie que l’on ne considère pas, ou peu, ce sont des centaines de milliers d’emplois que l’on menace en raison de l’appauvrissement des ressources offertes par la planète.

La relation entre l’économie et l’écologie est claire. Pourtant, nous avons tenté de la nier pendant des années. Fort heureusement, la réalité s’est invitée sur la table des négociations. Par naïveté ou absence de connaissance, la question écologique avait été éludée pour justifier une croissance sans limites. Les conséquences de l’activité humaine ont pourtant mis le feu à la planète, un incendie démarré depuis des décennies.

En 2019, les concentrations de CO2 atmosphérique étaient plus élevés que cela fut le cas depuis plus de deux millions d’années. Les températures sur les cinquante dernières années sont équivalentes à la période la plus chaude enregistrée sur la surface du globe depuis environ 6 500 ans. Le niveau de la mer a, quant à lui, augmenté à une vitesse encore jamais enregistrée depuis plus d’un siècle.

Une preuve, s’il en fallait une, que l’activité humaine accélère un événement naturel et dérègle les variations climatiques de la terre.

Selon l’OCDE, encourager des investissements verts se justifie sur le plan économique aussi bien qu’environnemental. Les opportunités commerciales associées à l’innovation écologique pourraient représenter un marché de plusieurs milliards d’euros d’ici 2050, et ce, dans les seuls secteurs des ressources naturelles. On peut alors facilement imaginer le potentiel que représente l’écologie, tous secteurs économiques confondus.

Comment réduire notre impact sur l’environnement ?

Il est certain qu’une volonté forte et affichée de nos politiques pourra faire avancer les choses. Si les initiatives individuelles sont capitales, des décisions doivent être prises au plus haut niveau européen pour soutenir les entreprises qui souhaiteraient intégrer l’écologie au cœur de leur préoccupation et sanctionner plus fermement celles qui ne jouent pas le jeu. Trop nombreux sont les dirigeants qui ne se soucient pas de l’écologie sous couvert de croissance économique.

Avant même d’aborder le sujet de l’investissement ou de l’innovation, l’urgence est de considérer la protection de l’environnement avec des actions à effet immédiat. Le changement climatique n’est qu’une conséquence indirecte de notre économie moderne. C’est l’absence de décisions et un laisser-aller politique généralisé, qui ont envenimé la situation, qui restent fort heureusement encore sous contrôle.

Les pays en plein développement doivent eux aussi prendre leur responsabilité. Le Brésil, l’Inde, la Chine ne peuvent plus justifier cette course à la croissance à tout prix. L’idée n’est pas de limiter les populations à s’émanciper d’une situation économique qu’ils ont pendant longtemps subie au détriment des pays européens ou des États-Unis, mais d’encadrer intelligemment et collégialement les émissions à effet de serre produites par chacun. Un consensus mondial pour faire baisser la part de l’activité humaine sur le réchauffement climatique.

La France se situe au 17e rang des pays les plus pollueurs. Loin devant se situent bien évidemment la Chine, les États-Unis, la Russie et le Japon. Sur le sol européen, c’est l’Allemagne qui se classe sixième, et plus mauvais élève sur le vieux continent.

Dans le but de faire évoluer les choses, les efforts individuels pourront porter sur une mobilité repensée ou des usages quotidiens plus écologiques. Mais ce sont surtout des politiques engagées qui pourront amorcer un changement plus profond.

L’objectif de la neutralité carbone à l’horizon 2050 est une initiative qui a du sens. La France penche actuellement sur un modèle décarboné lui permettant de réduire par six ses émissions à effet de serre en comparaison de l’année 1990.

Le rôle de l’économie ne doit pas se réduire à une simple production de biens et de services, mais doit intégrer une dimension environnementale inhérente aux enjeux actuels.

 

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